

24 octobre 2007
Emploi : Marche pour l’Emploi. Avant de travailler plus… travaillons tous !
En réponse au slogan « travailler plus pour gagner plus » les élus communistes du Nord Pas-de-Calais ont décidé de prendre le Président au mot en organisant, du 24 au 27octobre, une grande Marche pour l’Emploi.
Objectif : déposer son CV à l’Élysée et interpeller le Président de la République ! Car pour envisager de travailler plus pour gagner plus il faut d’abord du travail.
20 février 2007
Emploi : Sublistatic, exemple concret des conséquences des LBO
Un LBO est une opération de rachat d’entreprise de type spéculative dont l’unique objectif vise à dégager une rentabilité financière extrême puis à revendre la société avec une forte plus-value à de nouveaux spéculateurs.
11 février 2007
Emploi : QUEBECOR, les ravages du capitalisme
Il est inacceptable de fermer une entreprise qui réalise des bénéfices. QUEBECOR, 2ème groupe mondial de l’imprimerie est dans une course effrénée au profit. Les lois françaises et européennes doivent interdire ces pratiques !
31 août 2006
Emploi : Fermeture des Grandes Malteries Modernes de Marquette (59), propriété du groupe mondial Lesaffre
Cette entreprise de fabrication du malt, site historique du groupe, existe depuis 152 ans. Après avoir été rentable pendant toutes ces années et après avoir versé de nombreux dividendes à ses actionnaires, le groupe Lesaffre fait le choix de fermer les portes dés les premières difficultés : 53 salariés sont menacés de licenciement !
25 septembre 2006
Emploi : Fermeture de l’usine SONOCO à Marquette (Nord) pour délocaliser en Grèce
62 salariés sont menacés de licenciement. C’est encore une entreprise qui ferme ses portes dans une métropole lilloise fortement touchée par le chômage et dans la ville de Marquette où les friches industrielles, notamment celle du groupe Rhodia, s’étalent sur plusieurs dizaines d’hectares. Cette fermeture s’ajoute également à celle des Grandes malteries modernes de Marquette où, il y à peine un mois, 53 salariés ont été licenciés.
Lettre de Michelle Demessine à Monsieur Gérard LARCHER Ministre de l’Emploi, du Travail et de l’insertion Professionnelle des Jeunes
Monsieur le Ministre,
Je me permets d’attire votre attention sur la situation des salariés de l’usine des Grandes Malteries Modernes située à Marquette Lez Lille (Nord), propriété du groupe mondial Lesaffre, qui ont entamé un mouvement de grève, avec occupation de l’usine, pour protester contre la fermeture du site et entamer de réelles négociations avec la direction. Le 31 août prochain, 53 salariés sont menacés de licenciement. C’est encore une entreprise qui ferme ses portes dans une métropole lilloise fortement touchée par le chômage et dans la ville de Marquette où les friches industrielles, notamment celle du groupe Rhodia, s’étalent sur plusieurs dizaines d’hectares.
Cette entreprise de fabrication du malt, site historique du groupe, existe depuis 152 ans. Les résultats de cette année n’ont pas été bénéficiaires. Après avoir été rentable pendant toutes ces années et après avoir versé de nombreux dividendes à ses actionnaires, le groupe Lesaffre fait le choix de fermer les portes dés les premières difficultés. Ceci n’est pas compréhensible pour les salariés qui ont tant apporté à cette entreprise. Un grand groupe comme Lesaffre, enraciné dans la métropole lilloise, qui a développé et étendu son activité dans le monde, a les moyens de mettre en œuvre d’autres solutions préservant l’emploi sur ce territoire et d’assumer la responsabilité sociale de son activité.
Les représentants du personnel et les salariés, que j’ai rencontrée, estiment que tout n’a pas été fait pour maintenir une activité industrielle sur le site et souhaite qu’une solution alternative puisse être étudiée. Ils se sont d’ailleurs attachés le concours d’un cabinet d’expertise (APEX) pour faire des propositions allant dans ce sens. Je souhaite particulièrement que la plus grande attention soit réservée à cette démarche qui ne doit pas être négligée.
Par ailleurs, au regard de la situation locale, le plan social proposé n’est pas satisfaisant. Sur les 40 reclassements dans le groupe, seul 11 sont proposés dans l’usine voisine du groupe à Marcq-en-Baroeul. Les 29 autres reclassements sont proposés en Alsace, en Normandie et en Ile-de-France avec toutes les conséquences familiales que l’on connaît. Je pense en particuliers à la situation des conjoints qui seront contraint d’abandonner ici leur propre emploi de la métropole lilloise. Ne serait-il pas plus juste et plus pertinent de reclasser l’ensemble du personnel dans l’unité de Marcq-en-Baroeul sachant que de nombreux départs en retraite de la génération du baby-boom, prévisible à court terme sur un effectif de 450 salariés, permettraient sûrement d’intégrer les salariés de la Malterie.
C’est pourquoi, Monsieur le Ministre, je souhaite que vous puissiez examiner cette situation avec la plus grande rigueur sachant que le groupe Lesaffre lui-même n’est pas en difficulté et que les salariés et leurs représentants syndicaux contestent le bien fondé de la fermeture de leur usine, prise au nom d’une logique financière au détriment de l’emploi et du territoire.
Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.
Michelle DEMESSINE
AUTRES ARTICLES :
→ Avant de travailler plus… travaillons tous !
Les élus communistes ont pris au mot le slogan du Président de la République et organisé, au mois d’octobre dernier, une grande Marche pour l’Emploi. Objectif : déposer son CV à l’Élysée ! Car pour travailler plus pour gagner plus il faut d’abord du travail.
→ L.B.O - rachat d’entreprise, profit… et fermetures d’usines
Les fonds d’investissement sévissent depuis longtemps déjà. L’une des stratégies préférée se nomme « LOB » (« Leveraged Buy Out » ou « levier d’achat »). Décryptage d’une technique de rachat d’entreprise très juteuse et particulièrement destructrice d’emploi !
→ Sublistatic, exemple concret des conséquences des LBO
Un LBO est une opération de rachat d’entreprise de type spéculative dont l’unique objectif vise à dégager une rentabilité financière extrême puis à revendre la société avec une forte plus-value à de nouveaux spéculateurs.
→ Privatisation, bilan et conséquences
Les privatisations et les déréglementations sectorielles des marchés de l’énergie, des télécommunications, des services postaux et des transports, impulsées par l’Europe, ont fait pénétrer le marché dans le champ de ces services essentiels…
→ Des messures d’urgence pour lutter contre les délocalisations
Un nombre croissant d’entreprises françaises fait fabriquer ses produits dans les pays à faible coût de main-d’oeuvre. Tous les secteurs sont concernés, y compris le tertiaire. Cinq millions d’emplois sont ainsi menacés en Europe…
→ Les personnes handicapées, des travailleurs à part entière !
Le diagnostic de la HALDE (haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) est édifiant : taux de chômage de plus de 30%, emploi précaire et peu qualifié, déroulement de carrière quasi nul, refus d’aménagement des postes et fortes inégalités salariales.
→ L’emploi industriel en danger dans la métropole lilloise
Si l’essor du tertiaire a été important, à contrario, le déclin industriel de la métropole lilloise s’est poursuivi et même accéléré. Les ASSEDIC y ont recensé 35 000 emplois industriels en moins en 13 ans. Le taux d’emploi industriel représente aujourd’hui 17% des salariés du privé contre 21% dans le grand Lyon et 24% à l’échelle nationale.
Quebecor-Hellemmes et Quebecor-Charleroi en Belgique ont été mis en concurrence. Et Charleroi a gagné. La participation de fonds publics pour la modernisation de l’entreprise aurait plaidé en faveur de la Belgique. Sur les 97 millions d’euros d’investissement, 20% seraient des aides publiques, dont des fonds européens.
Les lois françaises et européennes doivent interdire ces pratiques scandaleuses. Si les contribuables français participent au budget de l’Europe, ce n’est pas pour financer des délocalisations ! Même si la lutte des QUEBECOR a permis d’obtenir des avancées sérieuses et un projet de reprise, rien n’empêche aujourd’hui d’autres groupes de délocaliser leur activité hors de la métropole lilloise et notamment en Belgique. Ayons enfin le courage de nous attaquer à la logique des actionnaires !
AUTRES ARTICLES :
→ Avant de travailler plus… travaillons tous !
Les élus communistes ont pris au mot le slogan du Président de la République et organisé, au mois d’octobre dernier, une grande Marche pour l’Emploi. Objectif : déposer son CV à l’Élysée ! Car pour travailler plus pour gagner plus il faut d’abord du travail.
→ L.B.O - rachat d’entreprise, profit… et fermetures d’usines
Les fonds d’investissement sévissent depuis longtemps déjà. L’une des stratégies préférée se nomme « LOB » (« Leveraged Buy Out » ou « levier d’achat »). Décryptage d’une technique de rachat d’entreprise très juteuse et particulièrement destructrice d’emploi !
→ Sublistatic, exemple concret des conséquences des LBO
Un LBO est une opération de rachat d’entreprise de type spéculative dont l’unique objectif vise à dégager une rentabilité financière extrême puis à revendre la société avec une forte plus-value à de nouveaux spéculateurs.
→ Privatisation, bilan et conséquences
Les privatisations et les déréglementations sectorielles des marchés de l’énergie, des télécommunications, des services postaux et des transports, impulsées par l’Europe, ont fait pénétrer le marché dans le champ de ces services essentiels…
→ Des messures d’urgence pour lutter contre les délocalisations
Un nombre croissant d’entreprises françaises fait fabriquer ses produits dans les pays à faible coût de main-d’oeuvre. Tous les secteurs sont concernés, y compris le tertiaire. Cinq millions d’emplois sont ainsi menacés en Europe…
→ Les personnes handicapées, des travailleurs à part entière !
Le diagnostic de la HALDE (haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) est édifiant : taux de chômage de plus de 30%, emploi précaire et peu qualifié, déroulement de carrière quasi nul, refus d’aménagement des postes et fortes inégalités salariales.
→ L’emploi industriel en danger dans la métropole lilloise
Si l’essor du tertiaire a été important, à contrario, le déclin industriel de la métropole lilloise s’est poursuivi et même accéléré. Les ASSEDIC y ont recensé 35 000 emplois industriels en moins en 13 ans. Le taux d’emploi industriel représente aujourd’hui 17% des salariés du privé contre 21% dans le grand Lyon et 24% à l’échelle nationale.
Monsieur le Ministre,
Je me permets d’attirer votre attention sur la situation des salariés de l’usine SONOCO, située à Marquette Lez Lille (Nord), qui depuis le 28 août dernier occupent le site pour protester contre sa fermeture prochaine. La papeterie SONOCO qui fabrique du carton d’emballage.
62 salariés sont menacés de licenciement. C’est encore une entreprise qui ferme ses portes dans une métropole lilloise fortement touchée par le chômage et dans la ville de Marquette où les friches industrielles, notamment celle du groupe Rhodia, s’étalent sur plusieurs dizaines d’hectares. Cette fermeture s’ajoute également à celle des Grandes malteries modernes de Marquette où, il y à peine un mois, 53 salariés ont été licenciés.
En effet, le groupe Américain SONOCO, devenu l’unique propriétaire du site depuis quelques jours en rachetant les parts que détenait le finlandais Alstrom, envisage de démonter les machines de l’entreprise pour les remonter dans une des usines du groupe située en Grèce. Le groupe SONOCO dispose dans la papeterie de Marquette de la machine la plus moderne d’Europe, acquise après des années d’efforts de la part des salariés et des investissement important de la part de l’entreprise. Cette délocalisation d’outils ultra moderne est injuste et menace l’ensemble des sites SONOCO dans notre pays.
Les représentants du personnel et les salariés, que j’ai rencontrée, estiment que tout n’a pas été fait ni pour maintenir une activité industrielle (les dirigeants de SONOCO ont refusé un projet de reprise de l’activité par d’anciens cadres) ni d’avoir anticipé leurs reconversions (absence et refus des demandes de formation depuis plusieurs années).
Ainsi, au regard de la situation locale, le plan social proposé n’est pas satisfaisant. Sur les 62 salariés seulement 11 reclassements sont proposés dans l’usine voisine d’Haubourdin ou à Schweighouse-sur-moder (siège social).
C’est pourquoi, Monsieur le Ministre, je souhaite que vous puissiez examiner cette situation avec la plus grande rigueur sachant que le groupe lui-même n’est pas en difficulté et que les salariés et leurs représentants syndicaux contestent le bien fondé de la fermeture de leur usine, prise au nom d’une logique financière au détriment de l’emploi et du territoire.
Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.
Michelle DEMESSINE
AUTRES ARTICLES :
→ Avant de travailler plus… travaillons tous !
Les élus communistes ont pris au mot le slogan du Président de la République et organisé, au mois d’octobre dernier, une grande Marche pour l’Emploi. Objectif : déposer son CV à l’Élysée ! Car pour travailler plus pour gagner plus il faut d’abord du travail.
→ L.B.O - rachat d’entreprise, profit… et fermetures d’usines
Les fonds d’investissement sévissent depuis longtemps déjà. L’une des stratégies préférée se nomme « LOB » (« Leveraged Buy Out » ou « levier d’achat »). Décryptage d’une technique de rachat d’entreprise très juteuse et particulièrement destructrice d’emploi !
→ Sublistatic, exemple concret des conséquences des LBO
Un LBO est une opération de rachat d’entreprise de type spéculative dont l’unique objectif vise à dégager une rentabilité financière extrême puis à revendre la société avec une forte plus-value à de nouveaux spéculateurs.
→ Privatisation, bilan et conséquences
Les privatisations et les déréglementations sectorielles des marchés de l’énergie, des télécommunications, des services postaux et des transports, impulsées par l’Europe, ont fait pénétrer le marché dans le champ de ces services essentiels…
→ Des messures d’urgence pour lutter contre les délocalisations
Un nombre croissant d’entreprises françaises fait fabriquer ses produits dans les pays à faible coût de main-d’oeuvre. Tous les secteurs sont concernés, y compris le tertiaire. Cinq millions d’emplois sont ainsi menacés en Europe…
→ Les personnes handicapées, des travailleurs à part entière !
Le diagnostic de la HALDE (haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) est édifiant : taux de chômage de plus de 30%, emploi précaire et peu qualifié, déroulement de carrière quasi nul, refus d’aménagement des postes et fortes inégalités salariales.
→ L’emploi industriel en danger dans la métropole lilloise
Si l’essor du tertiaire a été important, à contrario, le déclin industriel de la métropole lilloise s’est poursuivi et même accéléré. Les ASSEDIC y ont recensé 35 000 emplois industriels en moins en 13 ans. Le taux d’emploi industriel représente aujourd’hui 17% des salariés du privé contre 21% dans le grand Lyon et 24% à l’échelle nationale.
Un LBO est une opération de rachat d’entreprise de type spéculative dont l’unique objectif vise à dégager une rentabilité financière extrême puis à revendre la société avec une forte plus-value à de nouveaux spéculateurs.
VOIR L’ARTICLE → L.B.O : rachat d’entreprise, profit… et fermetures d’usines
Ancienne filiale prospère de la lainière de Roubaix, la société Sublistatic d’Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-calais, subit une première LBO en 1991, montée par les quatre dirigeants de l’entreprise.
Ceux-ci réalisent de juteux profits dans la vente de l’entreprise au fond Capital Partners en 1994, toujours sous forme de LBO.
L’entreprise multiplie par deux sa production en 2002. En fin d’année, une nouvelle LBO est réalisée : c’est le fond Acland Capital qui rachète.
De 350 salariés, les effectifs tombent à 223. Une cinquantaine d’intérimaires sont embauchés, puis écartés. Après avoir réalisé 14 millions d’euros de bénéfices depuis 2002, le puissant groupe immobilier Acland met l’entreprise en liquidation pourtant le carnet de commandes est plein.
Les 223 salariés sont limogés, ils récoltent une indemnité misérable au regard de leur 30 ans de service, pour nombre d’entre eux. Mais les salariés refusent de partir. Ils occupent l’usine. Les fermetures d’usine et autres licenciements étant légion dans les environs, ils s’organisent avec d’autres entreprises en lutte.
Une marche a été organisée avec les salariés de Faurecia et Energy plast, qui totalisent plus de 450 emplois menacés. Avec Sublistatic, c’est 700 licenciements, rien que pour la commune d’Hénin-Beaumont. Des anciens de Métal-Europe (le site est à moins de 5 km) sont également venus apporter leur soutien. Le 16 janvier, ce sont les travailleurs de Québécor qui se sont déplacés à Sublistatic. L’usine d’Hellemmes, près de Lille, délocalise et licencie ses 270 salariés.
A Sublistatic, les projets de reprise par un entrepreneur ou sous forme d’une Scop sont évoqués. Mais peu y croient. Le dernier espoir qu’ils ont, c’est de partir dignement, la tête haute.
LIENS → Le blog des salariés en lutte de Sublistatic
AUTRES ARTICLES :
→ Avant de travailler plus… travaillons tous !
Les élus communistes ont pris au mot le slogan du Président de la République et organisé, au mois d’octobre dernier, une grande Marche pour l’Emploi. Objectif : déposer son CV à l’Élysée ! Car pour travailler plus pour gagner plus il faut d’abord du travail.
→ L.B.O - rachat d’entreprise, profit… et fermetures d’usines
Les fonds d’investissement sévissent depuis longtemps déjà. L’une des stratégies préférée se nomme « LOB » (« Leveraged Buy Out » ou « levier d’achat »). Décryptage d’une technique de rachat d’entreprise très juteuse et particulièrement destructrice d’emploi !
→ Privatisation, bilan et conséquences
Les privatisations et les déréglementations sectorielles des marchés de l’énergie, des télécommunications, des services postaux et des transports, impulsées par l’Europe, ont fait pénétrer le marché dans le champ de ces services essentiels…
→ Des messures d’urgence pour lutter contre les délocalisations
Un nombre croissant d’entreprises françaises fait fabriquer ses produits dans les pays à faible coût de main-d’oeuvre. Tous les secteurs sont concernés, y compris le tertiaire. Cinq millions d’emplois sont ainsi menacés en Europe…
→ Les personnes handicapées, des travailleurs à part entière !
Le diagnostic de la HALDE (haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) est édifiant : taux de chômage de plus de 30%, emploi précaire et peu qualifié, déroulement de carrière quasi nul, refus d’aménagement des postes et fortes inégalités salariales.
→ L’emploi industriel en danger dans la métropole lilloise
Si l’essor du tertiaire a été important, à contrario, le déclin industriel de la métropole lilloise s’est poursuivi et même accéléré. Les ASSEDIC y ont recensé 35 000 emplois industriels en moins en 13 ans. Le taux d’emploi industriel représente aujourd’hui 17% des salariés du privé contre 21% dans le grand Lyon et 24% à l’échelle nationale.
Objectif : déposer son CV à l’Élysée et interpeller le Président de la République ! Car pour envisager de travailler plus pour gagner plus il faut d’abord du travail.
Or dans notre région comme dans notre métropole lilloise la situation est toujours préoccupante. Ainsi, la Zone d’emploi de Roubaix-Tourcoing affiche un taux de chômage de 13,4% soit 5 points de plus que la moyenne nationale ! Si les politiques locales ont un rôle à jouer, elles ne peuvent être déconnectées de la politique nationale et européenne.
C’est pourquoi il est nécessaire d’envoyer un message fort au gouvernement, il est plus que temps de rappeler à notre président ses promesses de campagne et de le mettre face à ses contradictions : Lutter contre le chômage ce n’est pas casser le code du travail ni précariser les salariés mais créer de l’emploi.
Pour cela, il est nécessaire de relancer une véritable politique industrielle et de développer les services publics notamment dans la recherche et la formation. Mais à ce jours, aucune mesure sérieuse n’a été prise en faveur de l’emploi et ce n’est pas l’abrogation des droits de succession, le bouclier fiscal ou le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui vont relancer la croissance.
A Paris une délégation d’élus et de sans emplois à été reçu par Sébastien Veil, conseiller pour l’emploi du Président de la République, pour déposer plus de 4000 CV et témoigner de leur volonté de travailler :
— « Quand je vais dans l’administration, j’ai l’impression de devoir me justifier d’être au chômage » ;
— « Arrêtez de nous culpabiliser. Nous ne sommes pas des fainéants ! » « J’ai 4 enfants, je veux travailler ! » ;
— « l’ANPE ne me propose jamais rien » ;
— « Quand on travaille, on est ensemble. Quand on est chômeur, on est tout seul » ;
— « Nous venons témoigner pour tous les chômeurs de France » ;
— « Plus de promesses, qu’on nous dise la vérité, on veut du boulot » ;
Tels ont été les paroles de colère exprimés par les marcheurs.
L’objectif n’était pas de se plaindre mais de porter plainte. Le droit au travail est inscrit dans la constitution mais il n’est pas respecté. C’est pourquoi, à l’instar du logement, nous revendiquons une loi pour un droit opposable à l’emploi.
Les chômeurs de Creil veulent du boulot !
Le Jeudi 25 Octobre, au cours de la Marche Pour l’Emploi, la centaine de privés d’emploi venue du Nord Pas de Calais accompagnée par Michelle Demessine, sénatrice, a été accueillie par les élus et les militants communistes de Creil au coeur du quartier Rouher, quartier populaire de Creil.
Ensemble ils ont été à la rencontre des habitants du plateau Rouher pour leur proposer de collecter leur C.V pour les remettre au Président de la république : en moins d’une heure 108 C.V ont été recueillis !
Partout autour du centre commercial de la rue Henri Dunant, dans la rue, dans les commerces et les cafés, des groupes se sont formés pour dialoguer avec l’idée qu’il fallait que les chômeurs se fassent entendre en direction de M. Sarkozy, qu’avant de dire qu’il faut travailler plus pour gagner plus, il faudrait déjà créer des emplois, défendre ceux qui existent pour que chacun puisse avoir un "boulot".
5 personnes ont décidé de rejoindre le PCF à cette occasion. Les C.V ont eté remis samedi 27 octobre à l’Elysée.
Pour les 250 000 sans emploi de notre région, pour les jeunes étudiants qui arrivent sur le marché du travail, la première préoccupation est de travailler pour gagner sa vie décemment. Un taux de chômage plus élevé que la moyenne nationale, les délocalisations qui s’accélèrent, une concurrence accrue entre les salariés d’Europe et du monde, voilà la situation sociale dans notre pays et dans notre région. Le Nord Pas de Calais compte quatre millions d’habitants, autant que certains pays d’Europe, comme l’Irlande. Avec un habitant sur deux de moins de 25 ans, c’est aussi la région la plus jeune de France.
Mais le palmarès régional ne s’arrête pas là. C’est une des régions les plus sinistrées :
Le Nord Pas de Calais est en tête des 22 régions françaises pour son taux de mortalité, pour le nombre de familles vivant sous le seuil de pauvreté, deuxième pour son taux de chômage, deuxième pour sa dette par habitant. De la même manière, notre région est en queue de peloton pour son PIB (Produit Intérieur Brut) par habitant (21ème, après la Corse), 21ème en nombre d’infirmiers, 22ème en revenu disponible par habitant. Pourtant la vie n’est pas difficile pour tout le monde : le Nord Pas de Calais est la 4ème région pour le nombre de familles payant l’Impôt sur la Fortune. Les inégalités se sont aggravées dans cette région qui a tant donné à la France. Quoi de plus normal que sa population exige d’être respectée !
Les parlementaires communistes du Nord Pas de Calais à l’initiative
C’est dans cet esprit que les députés et sénateurs communistes du Nord Pas de Calais ont décidé de « marcher » sur Paris pour se rendre à l’Elysée afin d’y déposer les CV de milliers de chômeurs et de précaires, de jeunes à la recherche d’un emploi, avec une délégation de sans emplois, porte parole des chômeurs de la région et symbolisant chacun la difficulté à trouver du travail dans de nombreuses filières. Nicolas Sarkozy répète qu’il faut « travailler plus pour gagner plus ». Ils veulent bien travailler encore faut-il qu’on leur donne un travail !
→ L’Humanité - Jeudi 25 Octobre - La premiere manif de Caroline
→ L’Humanité - Vendredi 26 Octobre - Une marche pour l’emploi sur un air d’accordeon
→ Le Nouvel Obs - Samedi 27 Octobre
→ L’Humanité - Samedi 27 Octobre - Les Marcheurs du Nord Pas-de-Calais et le 9.3 solidaire
→ La Voix Du Nord - Dimanche 28 Octobre
AUTRES ARTICLES :
→ L.B.O - rachat d’entreprise, profit… et fermetures d’usines
Les fonds d’investissement sévissent depuis longtemps déjà. L’une des stratégies préférée se nomme « LOB » (« Leveraged Buy Out » ou « levier d’achat »). Décryptage d’une technique de rachat d’entreprise très juteuse et particulièrement destructrice d’emploi !
→ Sublistatic, exemple concret des conséquences des LBO
Un LBO est une opération de rachat d’entreprise de type spéculative dont l’unique objectif vise à dégager une rentabilité financière extrême puis à revendre la société avec une forte plus-value à de nouveaux spéculateurs.
→ Privatisation, bilan et conséquences
Les privatisations et les déréglementations sectorielles des marchés de l’énergie, des télécommunications, des services postaux et des transports, impulsées par l’Europe, ont fait pénétrer le marché dans le champ de ces services essentiels…
→ Des messures d’urgence pour lutter contre les délocalisations
Un nombre croissant d’entreprises françaises fait fabriquer ses produits dans les pays à faible coût de main-d’oeuvre. Tous les secteurs sont concernés, y compris le tertiaire. Cinq millions d’emplois sont ainsi menacés en Europe…
→ Les personnes handicapées, des travailleurs à part entière !
Le diagnostic de la HALDE (haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) est édifiant : taux de chômage de plus de 30%, emploi précaire et peu qualifié, déroulement de carrière quasi nul, refus d’aménagement des postes et fortes inégalités salariales.
A la demande du groupe Communiste, c’est tenu un débat au Conseil de la Communauté Urbaine de Lille, pour engager une réflexion autour de la stratégie économique de la métropole lilloise ?