Le Président de la République a décidé de faire lire la lettre de Guy Môquet dans tous les lycées le 22 Octobre prochain.
Peu importe les éventuelles arrières-pensées douteuses, il est important que la nation rende hommage aux jeunes qui résistèrent, dès les premiers jours, à l’occupation nazie et à la collaboration. Leurs combats, leurs idéaux ne doivent pas être oubliés comprendre les défis de notre société d’aujourd’hui construire demain.
Ils laissent un héritage dont nous sommes les gardiens.
Alors, pour que l’on célèbre Guy Môquet dans la dignité, pour respecter son combat sans le dénaturer, parce que pour comprendre Guy Môquet, il est impossible dissocier en lui le « Patriote » du « Communiste »,
→ Parce que Résister se conjugue toujours au présent :
Guy Môquet, le courage d’un combat
La dernière lettre du jeune résistant communiste Guy Môquet, prisonnier puis fusillé par les nazis le 22 octobre 1941, sera lue au début de chaque année scolaire dans tous les lycées de France. Initiative d’un président de la République soucieux d’effacer son image d’homme de division après avoir été le chantre de « l’immigration choisie », de « l’identité nationale » ou plus récemment des tests ADN.
Si l’on peut s’en féliciter, il faut aussi souhaiter que le parcours du jeune résistant soit expliqué par les enseignants. Car le combat politique dans lequel s’inscrivait Guy Môquet est gommé dans le discours du président de la République, au profit de l’exaltation de la seule « fierté de la France » qui aurait guidé, selon lui, le jeune résistant. Oublié, la lutte antifasciste, l’internationalisme, l’idéal d’émancipation humaine, d’égalité, de démocratie, qui l’animaient.
Mais peu importe les éventuelles arrière-pensées douteuses, il est important que la nation rende hommage aux jeunes qui résistèrent, dès les premiers jours, à l’occupation nazie et à la collaboration. Leur combat, leurs idéaux ne doivent pas être oubliés pour comprendre les défis de notre société d’aujourd’hui et construire demain.
De la libération aux acquis du Conseil National de la Résistance, ils nous laissent un héritage dont nous sommes les gardiens.
Sénatrice, adjointe au maire de Lille
Mais qui était Guy Môquet ?
Guy Môquet était le fils d’un cheminot, député communiste du 17ème arrondissement de Paris, Prosper Môquet. Le parti communiste ayant été dissous par Edouard Daladier en septembre 1939, Prosper Môquet est arrêté le 10 octobre 1939, déchu de son mandat de député en février 1940 et plus tard déporté dans l’un des camps de concentration français en Algérie.
Militant des jeunesses communistes, Guy Môquet est arrêté à 16 ans, le 13 octobre 1940, par des policiers français qui recherchaient les militants communistes. Battu, pour qu’il révèle les noms des amis de son père, il est transféré au camp de Châteaubriant (Loire-Atlantique).
Avant d’être fusillée, le 22 octobre 1941, il avait écrit une lettre à ses parents :
« … je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c’est que ma mort serve à quelque chose… ».
Pour en Savoir Plus :
→ Site de l’Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé

