Michelle Demessine

Sénatrice du Nord

26 octobre 2016

Un secteur de l’aide à domicile à l’agonie dans le département

Avec Fabien Roussel, secrétaire fédéral du PCF, et Dominique Watrin, sénateur du Pas-De-Calais, Michelle Demessine rencontrait, le 21 octobre dernier, les associations d’aide à domicile du Valenciennois.

Avec plus d’un millions d’usagers, 200 000 salariés et des milliers d’associatifs, le secteur de l’aide à domicile a, face au vieillissement programmé de la population française, une place particulière dans la société pour l’avenir solidaire et intergénérationnel de notre société.

Cependant, il est soumis à des difficultés croissantes qui engendrent une multiplication des associations en redressement judiciaire avec des menaces sur plusieurs milliers d’emplois.

Ces difficultés financières obligent les structures de l’aide à domicile à soumettre leurs salariés à des conditions de travail précaires en recourant massivement au temps partiel si bien que les aidants à domicile ont une rémunération moyenne mensuelle de 832 euros.

Quant à nos aînés, ils subissent de plein fouet des heures d’accompagnement en baisse et toujours plus fractionnées.

Cette situation ne peut plus durer et a pour cause principale la sous tarification des heures travaillées !

En effet, depuis 2007, le taux de remboursement pour une heure de travail par le Conseil Départemental du Nord est de 17,50 euros pour les structures agrées quand la moyenne nationale est de 20,30 euros.

Compte tenu des charges du respect, des conventions collectives et des dépenses de matériel de santé, tout cela est bien loin du coût réel d’une heure travaillé, dont le juste prix se chiffre à 25 euros par heure selon un rapport confidentiel du Ministère de la Santé.

Pour mettre fin à cette faillite systémique des structures d’aide à domicile, avec Dominique Watrin, dans le cadre du projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2017, Michelle Demessine va déposer un amendement qui fixe la tarification horaire de l’aide à domicile à un juste prix, aujourd’hui, 25 euros, en faisant prendre en charge par l’Etat la différence avec le tarif national de 20,30 euros.



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