Michelle Demessine

Sénatrice du Nord

15 avril 2008

Pour que vivent France 3 et le service public

L’annonce brutale et chaotique de la suppression de la publicité par le président de la République a suscité un vif émoi et une forte inquiétude au sein des rédactions de France 3. Manque de préparation de cette annonce, absence de véritables garanties quant aux financements du service public, menaces de démantèlement de France 3, trop d’incertitudes pèsent sur leur sort.

Les déclarations du Président de la République et la mise en place d’une commission « pour la nouvelle télévision publique » apportent certes quelques assurances. Mais cela ne résout pourtant pas le problème fondamental :

Quel modèle économique fiable et viable pour assurer leurs missions de service public ? -

France 3, c’est notre chaîne, reconnue depuis longtemps pour sa proximité avec son public et son ancrage régional. C’est pourquoi ils font appel à nous.

La société des journalistes de la Rédaction nationale de France 3 se mobilise pour nous donner les dernières informations sur cette réforme et vous propose de signer une pétition en ligne destinée à soutenir une certaine idée du service public que nous portons fortement.


Manifestation du 13 février 2008

SIGNEZ ICI

LETTRE OUVERTE
Pour que vivent France 3 et le service public

Un coup de tonnerre sur le service public.

L’annonce brutale de la suppression de la publicité a bouleversé et fragilisé notre chaîne.

Et pourtant, elle semblait séduisante cette idée ! Comment ne pas saluer ce projet qui pourrait donner à première vue davantage d’indépendance et de liberté à nos chaînes ?

Malheureusement les garanties de compensation financière semblent aujourd’hui incertaines pour ne pas dire hasardeuses. Les modèles économiques ébauchés (taxes sur les recettes publicitaires des chaînes privées, sur le chiffre d’affaire des opérateurs téléphoniques) risquent d’assujettir davantage notre destinée au secteur privé et à sa bonne santé. Une aberration totale puisque nous pourrions être contraints de négliger l’audience pour ne pas concurrencer nos financeurs !

Nous, téléspectateurs, techniciens, journalistes, personnels de production, administratifs de France 3, réclamons donc le maintien et la pérennité des moyens alloués au service public et à notre chaîne.

— Parce que nous croyons au rôle essentiel de service public que représente France 3, vecteur de cohésion nationale, alliant la proximité de son réseau régional - unique en Europe - à un regard plus large sur notre époque et notre société.

— Parce que nous aimons cette chaîne, son sens de la proximité, son regard différent et une certaine liberté de ton.

— Parce que nous redoutons que l’insuffisance du financement ne remette en cause l’existence même des rédactions de France 3, qui subissent déjà les effets d’un sous financement chronique.

— Parce que nous refusons tout démantèlement ou « vente à la découpe » des rédactions régionales, signifiant immanquablement un appauvrissement de l’offre d’information et une atteinte à l’indispensable pluralisme de l’information.

— Parce que face à l’évolution technologique et la montée en puissance des nouveaux médias, nous devons avoir les moyens de repenser, moderniser et valoriser l’information sur nos antennes et sur internet. Dans un contexte de globalisation des médias et de multiplication de l’offre d’images et d’informations, France 3 peut apporter un regard renouvelé, crédible et fiable et assumer des choix éditoriaux différents.

Nous demandons que le service public dispose des moyens nécessaires à ses missions : la création, la diffusion de la connaissance et l’information quotidienne locale, régionale, nationale et internationale.

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Propositions du PCF sur les médias


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