Michelle Demessine

Sénatrice du Nord

9 février 2012

Michelle Demessine se mobilise au côté des parents d’élèves de l’école Jean Aicard de Lille

La sénatrice du Nord condamne fermement les annonces de fermetures de classes et de suppressions postes sur l’Académie lilloise : « En s’attaquant à leur école, c’est l’avenir de nos enfants qu’on met en péril ! »

Les parents d’élèves se sont rassemblés lundi matin devant l’école Jean Aicard du quartier populaire lillois du Faubourg de Béthune pour protester contre la fermeture annoncée d’une classe maternelle. Si rien est fait d’ici le 17 février prochain, date à laquelle doit être officiellement confirmée la casse scolaire orchestrée par le Gouvernement, dès la rentrée scolaire prochaine, l’inscription des enfants de moins de trois ans leur sera refusée. Michelle Demessine s’est jointe au cri de colère des parents contre ce qu’ils vivent comme une injustice, de nombreuses familles du quartier cumulant déjà bien trop de difficultés sociales (chômage, accès au services publics, santé ou langage par exemple...).

L’Adjointe au Maire en appelle donc à la responsabilité de la Rectrice d’Académie en lui demandant de revenir sur ses annonces de fermetures de classes et de suppressions de postes, d’autant plus que ces décisions administratives touchent, une fois de plus, de plein fouet les plus défavorisés : « On nous avait dit que les classes maternelles seraient préservées et même développées dans nos quartiers, mais que voit-on ici ? Une menace de fermeture ! Je pense donc que, comme toutes les fermetures de classes, il faut s’y opposer mais là, particulièrement, la menace de suppression de la petite classe maternelle de Jean Aicard est symbolique dans la mesure où elle contredit complètement le discours qui a systématiquement été développé par la Rectrice d’Académie de Lille ces derniers mois. »

En effet, ce sont deux autres écoles lilloises (Briand Buisson et Turgot) qui doivent également subir une suppression de classe. C’est inadmissible surtout quand on sait que ces deux écoles font parties du dispositif « Eclair », contrairement à l’école Jean Aicard qui en est étrangement exclue, victime d’un découpage de la carte scolaire incohérent. A savoir que ce dispositif est vanté de manière assez hypocrite par le Ministère de l’Education Nationale comme étant « au cœur de l’éducation prioritaire. » Or, ces fermetures de classes et ces suppressions de postes de RASED notamment, on le voit, affectent largement nos quartiers populaires y compris ceux classés en zone urbaine sensible, en dépit des besoins énormes et de l’ampleur du décrochage scolaire qui justifieraient, à l’inverse, des moyens accrus.



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