Michelle Demessine

Sénatrice du Nord

16 décembre 2010

Le sport, principale victime du plan de rigueur du gouvernement

Le budget 2011 de l’Etat, adopté définitivement hier par le Parlement, est marqué par une baisse sans précédent des moyens alloués au Sport. Depuis l’arrivée de la droite au gouvernement, il a diminué de 40%. Cette fois-ci, il accuse une régression brutale et record de 15% par rapport à l’année qui se termine.

Nous sommes bien loin des annonces fracassantes du Président de la République en campagne électorale qui promettait de porter le sport à hauteur de 3 % du budget de l’Etat. Résultat, trois ans après, il atteint à peine 0,15%.

Ce sont par rapport à l’année dernière plus de 35 millions d’euros en moins qui manqueront. Et c’est encore une fois les collectivités locales qui sont appelées à payer la note alors qu’elles contribuent déjà au financement du sport à hauteur de 24,3% quand l’Etat ne contribue que pour 11,9%.

L’Etat persiste et signe dans la pression budgétaire toujours croissante qu’il fait peser sur les collectivités avec la suppression de la taxe professionnelle, le gel des dotations de l’Etat et la non-compensation des dépenses liés aux transferts de compétences.

Cette décision est une mauvaise nouvelle pour l’avenir du service public du sport après la suppression des services déconcentrés du ministère au niveau départementale et leur regroupement dans des directions plus larges au niveau régional dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques.

Le service public du sport doit être réaffirmé et renforcé plus que jamais pour que le sport demeure un droit pour toutes et tous. Il doit être fondé sur un Ministère des Sports qui a les moyens d’être au service des 16 millions de licenciés et des 275 000 associations sportives de notre pays.



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