Michelle Demessine

Sénatrice du Nord

2 octobre 2015

Fin de l’examen d’une loi qui casse le service public de santé

Alors que l’examen de la loi Touraine s’achève, nous déplorons les modifications apportées par le Sénat qui ne font qu’aggraver un texte qui désorganise encore un peu plus le service public de santé.

Avec les sénatrices et sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen, nous sommes intervenus à de multiples reprises pour s’opposer à la logique libérale qui irrigue le texte.

Tandis que de nombreuses fermetures d’établissements et de services continuent à gangréner le service public de santé, les regroupements hospitaliers vont se généraliser sur le territoire, aggravant encore les inégalités de santé.

Nous dénonçons avec force cette déstructuration du système hospitalier menée à marche forcée par des directeurs d’ARS aux pouvoirs hégémoniques. Malheureusement la majorité de droite du Sénat a décidé d’étendre leurs prérogatives bafouant encore un peu plus la démocratie sanitaire.

Dans le même temps, le personnel de l’Assistance Public des Hôpitaux de Paris manifestait devant le Sénat contre cette loi Touraine et les plans d’économies imposés par Martin Hirsch. Seuls des élus de notre groupe sont allés à leur rencontre et ont relayé, dans l’hémicycle, leurs légitimes revendications.

Malheureusement, la plupart des amendements déposés par notre groupe ont été refusés par la majorité sénatoriale, comme par la Ministre.

La mobilisation doit donc s’amplifier pour empêcher le démantèlement de l’hôpital de proximité au profit des mégastructures.

Le faible retentissement des débats sur cette loi au Sénat ne doit pas masquer l’inquiétude de nos concitoyennes et nos concitoyens pour leur accès aux soins.

Nous nous en ferons l’écho lors du vote solennel de mardi prochain et continueront à nous battre dans le cadre de la navette parlementaire et lors du débat sur le Projet de loi de Financement de la Sécurité sociale 2016.



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