Michelle Demessine

Sénatrice du Nord

31 mai 2007

Soutien à Franck Vandecasteele, candidat de la gauche antilibérale dans la 3ème circonscription du Nord (Lille, La madeleine, Mons)

Michelle Demessine :

" Je connais Franck VANDECASTEELE depuis longtemps. Je l’ai trouvé à mes côtés dans les combats pour la Paix et pour soutenir les salariés victimes des délocalisations. C’est pourquoi je soutiens avec enthousiasme sa candidature, avec celle de Pierre Yves PIRA, parce qu’elles témoignent d’une génération qui ne se résoud pas à la domination du capitalisme et qui porte l’espoir qu’un autre monde est possible."


Interview de Franck Vandecasteele sur C9tv


3e circonscription : Le Franck des Marcel ne veut pas du modèle de l’oncle Sam !

Interview dans la Voix Du Nord de Franck Vandecasteele, par Emmanuel Crapet.

« Droite et gauche, c’est la même chose », entend-on souvent au café du commerce. Loin de cette brève de comptoir, Franck Vandecasteele, leader de Marcel et son orchestre, ajoute une candidature antilibérale dans la troisième circonscription. Sans tourner le dos aux 3D (danse, déconne, dénonce) qui font l’essence du groupe, il défend une démocratie plurielle.

« La politique manque de fantaisie, d’humour. » Pour Franck Vandecasteele, le rire n’est pas l’ennemi de la politique. « C’est une arme, une vitamine pour la vie. » À ses yeux, Gazon maudit défend mieux la condition homosexuelle que L’homme blessé ; il conseille de regarder L’aile ou la cuisse, plutôt que d’écouter un discours contre la malbouffe. « Il n’est pas non plus impossible d’être multiple », revendique l’artiste. Pourquoi ne pourrait-il pas se maquiller et porter une jupe quand il est sur scène et incarner une crédible alternative pour les forces de gauche qui veulent se faire entendre dans ces législatives ?

Avant de devenir le candidat antilibéral* dans la troisième circonscription – où il n’aura pas à faire concurrence à un candidat communiste –, Franck Vandecasteele en a parlé avec le reste du groupe. Engagée, la formation l’est depuis sa création. « Les Marcel ne sont pas fréquentables pour de nombreux décideurs. Nous avons toujours eu un positionnement politique, pour les sans-papiers ou contre l’homophobie et la xénophobie. » Le chanteur a bien conscience d’exposer, avec pareil engagement, le reste de l’équipe, mais il se sent renforcé dans sa décision par la réponse qui lui a été faite : « Ils m’ont tous dit “Si on te dit non, tu iras quand même“. » Franck y a vu une formule d’encouragement.

L’homme n’est pas à la ville comme il est à la scène. Calme et réfléchi d’un côté ; extraverti de l’autre. Il pose un regard lucide sur l’échiquier politique sur lequel il a ajouté une pièce.

Le candidat assume ses quarante printemps et revendique ses vingt années de militantisme.

Un parcours qui lui donne de l’assurance : « On nous range du côté de l’extrême gauche. Mais peut-on vraiment utiliser ce terme pour qui défend les logements sociaux et lutte contre les OGM ? » Franck Vandecasteele ne cache pas s’être étranglé en entendant, durant la dernière campagne, un candidat (de l’autre camp) associer suicide et génétique. « Nous sommes des progressistes. »

Durant les quelques jours qui le séparent désormais du premier tour des législatives, il ira gaillardement expliquer aux électeurs pourquoi le bipartisme à l’américaine, ce modèle qui résume le vote à un simple duel gauche/droite, n’est pas une solution pour la démocratie française. « Elle doit être plurielle. » Lui qui a grandi à Boulogne-sur-Mer, dans le même quartier que le footballeur Franck Ribéry, ne force pas sa nature pour comprendre les problématiques des habitants de la 3eme.

Franck Vandecasteele stigmatise des loyers de plus en plus élevés qui éloignent les « autochtones » de l’accession à la propriété ; il partage le sentiment de révolte de ceux qui n’ont pas toujours été associés à la rénovation de leur quartier ; il comprend mal comment la ville de Lille – « à gauche depuis soixante-dix ans » – n’est pas mieux armée en matière de maîtrise foncière ; il rêve d’un monde où les transports en commun seraient gratuits pour tout le monde ; il balaie d’un revers de manche l’idée du cas par cas pour la régularisation des sans-papiers.

À Alain Cacheux, candidat socialiste dans la même circonscription, il porte un coup à fleuret non moucheté : « Il écrit dans un tract que le rejet des extrêmes manifesté par les électeurs lors de la présidentielle est bénéfique pour la démocratie. Qu’ont à gagner les Français à retrouver au second tour deux partis qui disent la même chose ? C’est malhonnête et incorrect. C’est lui qui est dangereux pour la démocratie. »

(*) Pierre-Yves Pira est son suppléant.

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