Michelle Demessine

Sénatrice du Nord

29 septembre 2014

La réforme territoriale sanctionnée au Sénat

Suite au renouvellement de la moitié du Sénat, ce dernier bascule à droite et le Front national y fait son entrée.

Ce n’est pas une surprise car les dernières élections municipales ont tourné à la déroute électorale pour le Parti socialiste dont sa politique d’austérité, de renoncement aux valeurs de progrès et de justice sociale ont été sanctionnées.

Ainsi, François Hollande et son gouvernement essuient une troisième défaite électorale en 6 mois à peine.

Aujourd’hui, de nombreux « grands électeurs » élus locaux pour la plupart, ont exprimé leur refus d’une réforme territoriale qui poursuit la logique de démembrement de la République et du service public des textes de Nicolas Sarkozy.

Ils ont exprimé leur refus, leur inquiétude face aux réductions budgétaires drastiques, 11 milliards d’euros, imposées aux collectivités territoriales au nom de l’austérité.

Les candidats communistes, du Front de gauche, ont fait de bons résultats dans des circonstances difficiles.

En nombre de voix leur résultat est proche de la stabilité sur le plan national.

Le groupe Communiste Républicain et Citoyen, sur ses cinq sièges renouvelables, en perd trois.

Nous continuerons au Sénat, dans cette situation nouvelle, à porter l’espoir d’une politique alternative de gauche qui, elle seule, permettra de résister à la poussée de la droite et de l’extrême droite lors des prochaines échéances électorales.



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