Michelle Demessine

Sénatrice du Nord

10 décembre 2009

Michelle Demessine, témoin averti de la réélection triomphale d’Evo Morales

Pour veiller au bon déroulement du scrutin, les autorités boliviennes avaient convié les parlementaires à une mission d’observation des élections présidentielles, législatives et sénatoriales du dimanche 6 décembre 2009. En tant que présidente déléguée du groupe d’amitié interparlementaire franco-bolivien, Michelle Demessine était parmi les témoins du triomphe d’Evo Morales et de son parti, le MAS (Mouvement vers le socialisme).

En plus d’avoir été réélu sans équivoque au premier tour des élections présidentielles avec 64% des suffrages, le président bolivien a, désormais, les mains libres pour, selon ses propres termes, « accélérer le changement ». Les urnes ont donné à son parti une majorité qualifiée au Parlement, avec 25 des 36 sièges du Sénat et 85 des 130 sièges de l’Assemblée Nationale. Il va pouvoir adopter les nombreuses lois organiques de mise en œuvre de la nouvelle Constitution de janvier 2009 qui consacre les droits des peuples indigènes.


Michelle Demessine sympathise avec un délégué du Mas, le parti d’Evo Morales qui a raflé 25 des 36 sièges du Sénat et 85 des 130 sièges de l’Assemblée Nationale.

Evo Morales dispose désormais des moyens de ses ambitions dans un pays où la réduction de la fracture sociale n’est pas un slogan mais un combat politique. 10 % de la population dispose de 40 % du revenu national quand 20 % de la population ne bénéficie que de 2 % de celui-ci. Les victimes de ces inégalités sont les populations indigènes qui occupent la partie andine du pays.

Evo Morales, le premier d’entre eux à avoir accédé à la présidence de la République, a lors de son premier mandat rompu radicalement avec la politique libérale de ses prédécesseurs notamment en nationalisant les hydrocarbures, en mai 2006, pour financer des programmes sociaux comme éducatifs.

Lors de ces élections, Michelle Demessine a pu assister à l’engouement d’un peuple reconnaissant qui a porté au pouvoir l’un des siens et a su prendre son destin en main.


Palais du Gouvernement : En ce 6 décembre, jour de la réélection d’Evo Morales, la foule se masse devant le palais du gouvernement où la ferveur est palpable.

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