Michelle Demessine

Sénatrice du Nord

9 novembre 2010

Les malades et les plus faibles doivent payer toujours plus

Le Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2011, soumis aujourd’hui à l’examen du Sénat s’inscrit, avec la réforme des retraites, dans un mouvement de destruction de notre modèle social au profit des assurances privées.

Dans la continuité des précédents textes, le gouvernement bouleverse le principe pilier de la Sécurité Sociale selon lequel chacun cotise selon ses moyens pour recevoir selon ses besoins. Il fait peu à peu glisser notre modèle vers un système où prédominera la prise en charge individuelle et où seuls ceux qui pourront se payer des soins en disposeront.

Il fait payer toujours plus les malades et les plus faibles notamment en diminuant le remboursement de médicaments et d’actes pratiqués à l’hôpital, en augmentant le seuil d’application du forfait hospitalier de 91 à 120 euros et en ne prenant plus en charge à 100 % certaines affections de longue durée.

Cette politique est désastreuse pour la santé des assurés quand on sait que 40 % des français renoncent à des soins pour des raisons financières.

C’est pourquoi, avec les autres sénateurs communistes et du Parti de Gauche, nous combattrons résolument ce texte présenté par le gouvernement.



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