Michelle Demessine

Sénatrice du Nord

25 janvier 2013

Des postes supplémentaires pour l’enseignement agricole privé sous contrat.

Dans une lettre, Michelle Demessine plaide auprès de Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, pour que des postes supplémentaires soient alloués à l’enseignement agricole privé sous contrat.

Monsieur le Ministre,

Je souhaite attirer votre attention sur l’enseignement agricole privé sous contrat dans notre pays.

En scolarisant les deux tiers des 175 000 élèves de l’enseignement agricole, de la 4ème au BTS, le secteur privé sous-contrat est en acteur central de la nécessaire mutation de notre agriculture.

Depuis plus de 30 ans, il a fait la preuve de son efficacité dans le domaine de la formation professionnelle et humaine, de l’animation des territoires, de l’expérimentation ainsi que de l’insertion professionnelle. Il a été, cependant, fragilisé par les politiques de restriction budgétaire mises en œuvre par le précédent gouvernement qui a en son sein supprimé plus de 400 postes.

A ce sujet, à l’occasion de la rentrée scolaire, vous avez annoncé la création de 250 postes supplémentaires par an pour les quatre années à venir pour l’enseignement agricole. Ils viennent s’ajouter aux 110 postes déjà créés à la rentrée 2012

Je tiens vivement à saluer ces décisions.

Néanmoins une question reste en suspens : combien de ces postes seront alloués à l’enseignement agricole privé sous contrat qui a été pendant longtemps le parent pauvre du secteur public ?

En effet, alors qu’il manque 600 postes dans l’enseignement agricole privé sous contrat pour que l’ensemble de ses besoins soient couverts, la CFDT Formation et Enseignements Privés en réclame 100 dès la rentrée prochaine.

Il semble, par ailleurs, que les enseignants de l’enseignement agricole privé sous contrat souffrent d’un certain nombre d’inégalités par rapport à leur collègue du public.

Sous l’effet de l’article 29 du décret du 29 juin 1989, il n’y a notamment aucun encadrement précis de leur contingent d’heures de travail ce qui les conduit à travailler de manière exorbitante pour pallier au manque de postes pourvus.

De plus, les syndicats de l’enseignement agricole privé sous contrat blâment le retard pris dans l’indemnisation du contrôle en cours de formation comme l’absence de visibilité dans la programmation des concours, et sont préoccupés par l’éventuelle remise en question de leur régime additionnel de retraite.

Je vous prie donc de bien vouloir m’indiquer dans quelle mesure vous comptez répondre aux inquiétudes qui traversent l’enseignement agricole privé sous contrat.

Je vous prie d’agréer, Monsieur la Ministre, l’assurance de ma haute considération.

Michelle DEMESSINE Sénatrice du Nord



Augmenter la taille des caractères Diminuer la taille des caractères