Michelle Demessine

Sénatrice du Nord

31 octobre 2012

Loi de programmation des finances publiques : le refus de l’austérité !

Ce mercredi 31 octobre, après une séance déjà fort instructive, la commission des Finances du Sénat a rejeté, par vote, le projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2012 – 2017.

Les apparences étant trompeuses et la lumière devant être faite, les sénateurs et sénatrices du groupe CRC motivent leur position de rejet de cette loi de programmation pour des raisons suivantes.

Filleule du traité budgétaire européen, avatar de la règle d’or, la loi de programmation des finances publiques est surtout la programmation, jusqu’à 2017, au nom de la convergence des politiques budgétaires européennes et de la réduction des déficits, de l’austérité de longue durée. Elle est faite de stagnation des effectifs de la fonction publique, de baisse des crédits, notamment en matière de logement, de politique de la ville, d’action sociale.

Quant aux collectivités locales, elles sont autorisées à se serrer la ceinture, avec une nouvelle baisse de leurs dotations.

De même, alors que les établissements hospitaliers du pays n’ont plus les moyens de répondre aux attentes de leurs patients, que les personnes âgées dépendantes ne peuvent être correctement prises en charge, la loi de programmation organise le quasi gel des dépenses de santé et de sécurité sociale.

On peut craindre de nouveaux déremboursements de médicaments ou encore une baisse du pouvoir d’achat des retraités, comme on le voit cette année.

C’est bel et bien parce que la gauche doit porter une autre politique et changer de braquet, en répondant enfin aux attentes sociales, que les parlementaires du groupe CRC se sont opposés en commission et s’opposeront en séance publique à l’adoption en l’état de cette loi de programmation.

L’UMP et les centristes, pour leur part, sont partisans de la baisse des dépenses publiques et de toujours plus de cadeaux fiscaux aux plus riches.



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